Tpe 2013-2014

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11 novembre 2013

Bibliographie et sitographie

Classé dans : Non classé — tpe20132014 @ 17 h 04 min
PASSARD Cédric et PERL Pierre-Olivier

Sciences Economiques et Sociales, Bordas, 2011. Pages 224-225

http://blogsgrms.com/cestmalade/lusage-des-medias-sociaux-chez-les-jeunes-les-deux-cotes-de-la-medaille/
 
http://www.zdnet.fr/actualites/reseaux-sociaux-engouement-en-france-un-danger-pour-les-entreprises-39753711.htm
 
http://www.andlil.com/limpact-des-reseaux-sociaux-sur-les-entreprises-a-t-il-un-role-essentiel-sur-leur-image-165542.html


http://www.lemonde.fr/technologies/chat/2009/02/09/reseaux-sociaux-de-nouveaux-dangers-pour-nos-enfants_1151995_651865.html

http://www.insee.fr

 

http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20130624.OBS4432/les-reseaux-sociaux-s-imposent-dans-le-quotidien-des-francais.html

 

http://www.repit-concept.com/reseaux-sociaux/

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Printemps_arabe
http://dailygeekshow.com/2013/09/03/tous-les-chiffres-et-statistiques-que-vous-devez-savoir-sur-les-10-plus-grands-reseaux-sociaux-du-monde/

 

http://www.planetoscope.com/lamour/1050-nombre-de-rencontres-realisees-via-le-site-meetic.html

http://fr.viadeo.com/fr/

8 novembre 2013

Interview d’un psychologue

Classé dans : Non classé — tpe20132014 @ 15 h 43 min

Durant notre travail, nous avons consulté plusieurs psychothérapeutes et psychologues pour leur transmettre notre questionnaire. Malheureusement nous avons récolté peu de réponses positives. Cependant Mme Sylviane Barthe Liberge nous a répondu de façon très complète et nous la remercions grandement.

 

Bonjour mesdemoiselles 

Excusez-moi pour cette réponse tardive, mais les fins d'années 
sont toujours trépidantes et... éreintantes ! 

-Traitez-vous ou avez-vous déjà traité des patients accros aux réseaux sociaux ? 

J'ai travaillé pendant 13 ans sur des services d'addictologie 
(en soins généraux comme en psychiatrie) et les dernier temps, effectivement, 
nous étions de plus en plus confrontés à des problèmes d'addiction à internet,
et en particulier aux réseaux sociaux (msn à l'époque, mais Facebook, Twitter... 
sont dans la même ligne aujourd'hui). Ce sont surtout les familles que nous 
rencontrions car ils venaient demander de l'aide pour leurs enfants 
(ados et jeunes adultes). 

-L'addiction au web touche-t-elle seulement les ados ? 

Elle touche essentiellement les adolescents et les jeunes adultes 
(ayant fini leurs études et en attente d'un premier emploi). Mais ça ne 
veut pas dire que les autres générations ne  sont pas concernés. 
Les enfants, de plus en plus jeunes, utilisent les réseaux sociaux pour 
continuer les échanges après l'école. Et les adultes font également de même. 

-Les réseaux sociaux entraînent-ils une addiction au sens propre? 
Oui, car on retrouve chez ces personnes un syndrome de manque 
quand ils n'ont plus accès à internet pour x raison : tremblements, 
sudation, agressivité, irritablité, obsessionnalité  (pour les réseaux sociaux, 
avec la peur en arrière fond de manquer une information 
qu'ils estiment capitale et la peur de perdre des amis... virtuels). 

Quelle est pour vous la définition d'addiction? 

Le terme d’addiction désigne un processus dans lequel un comportement 
chargé de soulager un mal-être, finit par devenir plus ou moins incontrôlable 
et se maintient malgré ses conséquences négatives. 

Dans la vie de chacun, ce qui demeure irrésolu et refoulé engendre des 
conduites répétitives. Avec le temps, ces comportements peuvent devenir 
inadaptés, incommodants, voire gravement handicapants. Or, cette fuite en 
avant ou d’auto-remplissage compulsif (alcool, tabac, nourriture, action à tout prix, 
argent, pouvoir, sexe...) témoigne d’ une réalité intérieure en souffrance. 

La volonté de contrer ces attitudes se solde souvent par un échec. Ce qui 
prouve leur caractère despotique, tyrannique, dictatorial. Objectivement, il 
se trouve que la force des « logiques inconscientes », qui les sous-tendent, se 
moque de tout effort rationnel pour les contrecarrer. 

A long terme, ces procédés de substitution se révèlent illusoires. Qui plus est, 
ils amènent tôt ou tard leur lot de déception, de décrépitude, de décadence et de déchéance. 

C’est pourquoi, afin de rendre compte de la réalité des conduites addictives, 
devons-nous les envisager sous l’angle d’une réalité polymorphe . Elles exigent 
en effet une prise en compte biologique, psychologique et sociale. Mais aussi 
de tenir compte des dimensions individuelles et familiales tout autant 
qu’économiques, socioculturelles et politiques. 

On parle de conduites addictives dès que l'on retrouve une majorité des traits suivants : 

  • Impossibilité de résister aux impulsions à réaliser ce type de comportement 
  • Sensation croissante de tension précédant le comportement 
  • Plaisir ou soulagement, pendant sa durée 
  • Sensation de perte de contrôle pendant le comportement
  • Présence d’au moins cinq des neuf critères suivants : 

-préoccupation fréquente au sujet du comportement ou de sa préparation 
-intensité et durée des passages à l’acte plus importantes que souhaitées à l’origine
-tentatives répétées pour réduire, contrôler ou abandonner le comportement
-temps important consacré à préparer les épisodes, à les entreprendre, ou à s’en remettre
-survenue fréquente de l’épisode comportemental
-activités sociales, professionnelles ou récréatives majeures sacrifiées du fait du comportement
-perpétuation du comportement bien que l’intéressé sache qu’il cause ou aggrave

un problème persistant ou récurrent, d’ordre social, financier, psychologique ou physique

-tolérance marquée (besoin d’augmenter l’intensité ou la fréquence pour obtenir l’effet désiré)

-agitation ou irritabilité en cas d’impossibilité de s’adonner au comportement.


-Comment soigner son addiction? 

C'est souvent la rencontre avec la "bonne personne" au bon moment. 
C'est-à-dire la personne avec qui la confiance s'installe mais aussi au 
moment où la personne n'est plus dans le déni de ses troubles et prend 
conscience de son mal être et de son malaise. 
Il faut le plus souvent une prise en charge pluridisciplinaire (médicale et 
psychologique essentiellement). Il s'agit surtout de mettre du sens sur un 
comportement incensé, mettre des mots sur les maux. 
Derrière tout comportement addictif, nous avons des personnes dépressives 
(mais la dépression est masquée par le comportement addictif) et il faut 
faire émerger ces éléments dépressifs pour aider la personne à sortir de 
son engrenage destructeur. Cela prend du temps, ponctué par de 
nombreuses rechutes mais qui font parties du processus thérapeutique. 

-Selon vous, l'individu du XXIe siècle est-il façonné pas les réseaux sociaux? 

C'est une excellente question ! J'aurai envie de dire que les réseaux 
sociaux ne sont pas si importants que cela, mais force est de constater 
qu'ils prennent de plus en plus de place (et trop de place souvent) 
dans la vie de votre génération. Sans doute que le manque de repères
 familiaux et sociétal en sont la cause : recréer une famille, même virtuelle, 
quand la famille réelle est éclatée. 

Cela dit, les réseaux sociaux ne sont pas à diaboliser car ils peuvent 
aussi être constructifs et intéressants. A condition qu'ils ne soient pas 
l'unique source d'échange. Comme pour tout : user mais sans abuser.

J'espère que vous aurez assez d'éléments pour votre travail. Si besoin, 
je peux vous envoyer un dossier pédagogique que je donne aux 
soignants quand je donne des formations sur les conduites addictives. 
N'hésitez pas ! 

Cordialement, 

Sylviane Barthe Liberge 
Psychologue clinicienne -  Psychothérapeute - Thérapeute familiale 
Formatrice - Conférencière

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